French poem
« Dût ta voix, comme au temps des Ninives antiques »
by Auguste Lacaussade (1815–1897)
Dût ta voix, comme au temps des Ninives antiques, Ne trouver nul écho dans le sein des mortels, Poète, fais vibrer tes cordes prophétiques Pour flétrir des faux dieux le culte et les autels ! Pour convier au jour ceux que l’ombre environne, Pour prédire aux tyrans dans le crime endormis, L’heure où la Liberté, reine au front sans couronne, Doit ressusciter l’homme à ses destins promis.