French poem
« La vipère du mal a mordu ta pensée »
by Auguste Lacaussade (1815–1897)
La vipère du mal a mordu ta pensée, Poète, et dans ton sein la colombe blessée Palpite. Apaise-toi ; ferme ton noble cœur Aux stériles conseils d’une aveugle douleur. Souffre ; laisse venir les heures vengeresses. Mais pour le Mal alors plus de pitiés traîtresses ! Quand cette heure de Dieu sonnera, fils du ciel, Arme ta juste main du glaive de Michel ! Dans son antre infernal refoulant le parjure, Venge au nom du Seigneur ton impassible injure ! Sur le front écrasé de l’immonde serpent, Implacable et serein, pose un pied triomphant !
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