French poem
La Flèche et le Chant
by Auguste Lacaussade (1815–1897)
J’ai décoché dans l’air la flèche à pointe d’or ; Elle est allée au loin s’abattre sur la terre. Si rapide elle a fui dans sa course légère Que mon regard n’a pu la suivre en son essor.
J’ai soupiré dans l’air un chant fait de tristesse ; Bien loin il est allé s’abattre sur le sol. Est-il donc un regard ailé dont la vitesse Puisse à travers le ciel suivre un chant dans son vol ?
Longtemps, longtemps après j’ai trouvé dans un chêne La flèche à pointe d’or, enfoncée à demi ; Et le chant où mon âme a soupiré sa peine, Vivant, je l’ai trouvé dans le cœur d’un ami.
Imité de Longfellow.