French poem
Sur sa Vieillesse (2)
by Auguste Lacaussade (1815–1897)
Mes tempes ont blanchi, blanche est ma chevelure ; La santé, la jeunesse à la rose figure Ne marchent plus à mes côtés ; Et vieilles sont mes dents, et morne ma paupière : Désormais pour jouir de la douce lumière Bien peu de jours me sont comptés.
Et j’y songe souvent, et mon cœur se lamente ; Car je crains le Tartare et sa plage inclémente, Séjour aux vivants inconnu. Y descendre est terrible, et, penser plus terrible Encor, du noir Hadès et de sa nuit horrible Jamais mortel n’est revenu.