French poem
Sur sa Lyre
by Auguste Lacaussade (1815–1897)
Je voudrais chanter les Atrides, De Cadmus volontiers je dirais les exploits, Mais ma lyre, inhabile aux récits homicides, A l’Amour seul garde sa voix. En vain j’en ai changé les fibres Et l’écaille en l’honneur des Dieux et des héros ; Lorsque je dis Hercule, ô lyre, tu ne vibres Que pour chanter le blond Éros. Adieu, mâle et bouillant délire ! Chants de gloire, héros, adieu donc sans retour ! Rebelles sous mes doigts, les cordes de la lyre Ne résonnent que pour l’Amour.