French poem
Les Trois Majestés
by Charles Gill (1871–1918)
À mon illustre maître Gérôme Écrit au bas d’une gravure Représentant son chef-d’œuvre « Les Deux Majestés ».
Lion au front puissant, père de ce lion Qui regarde, étonné, le soleil disparaître ; Toi qui prêtas ton aide à la construction Du temple néo-grec, et devins son grand-prêtre ;
Toi qui sais pénétrer en pleine passion Des âges révolus, et les fais comparaître Devant les temps futurs, infatigable maître Qui hausses d’un degré ta haute nation ;
Toi qui, sur l’Art divin, as fait glisser le voile, Pour nous montrer ton ciel immense à découvert, Salut ! ― Trois Majestés ennoblissent ta toile…
Entre l’Imperator farouche du désert Et l’éblouissement de la voûte infinie, Je te vois resplendir, majesté du Génie.