French poem
Ballade à Madame Gabrielle Réval
by Charles-Théophile Féret (1858–1928)
« Adieu raisins ! ma cuve est pleine. « J’ai tant écrit ! adieu Roman ». Qui parle ? — La belle Lorraine, Que Normands voudraient de Rouen. Mais patience ! ce même an, Mirasol, bruissant de proses, Fleurira somptueusement Rosier qui ne veut plus de roses.
Fassent des filles par douzaine Admirer leur jeune maman. De Bachelière ou Sévrienne Tout Paris se voulut l’amant. Une aura bien de l’agrément, Qui met l’Académie en cause. C’est que griffe si joliment Rosier qui ne veut plus de roses !
Tant qu’aux Mois féconds bout la veine, Où saigne le flanc véhément Comme une Victoire Thébaine, Il faut aux durs enfantements Offrir un beau corps écumant… De ta rouge dépouille arrose Autour de toi le sol fumant, Rosier qui ne veut plus de roses.
Princesse au fier renoncement, Croyez vous aux métamorphoses ? Que fut un calice charmant La lèvre en fleur, et qu’elle ment, Rosier qui ne veut plus de roses ?