French poem
Five O’clock
by Émile Nelligan (1879–1941)
Comme Litz se dit triste au piano voisin ! .................... Le givre a ciselé de fins vases fantasques, Bijoux d’orfèvrerie, orgueils de Cellini, Aux vitres du boudoir dont l’embrouillamini Désespère nos yeux de ses folles bourrasques.
Comme Haydn est triste au piano voisin ! .................... Ne sors pas ! Voudrais-tu défier les bourrasques, Battre les trottoirs froids par l’embrouillamini D’hiver ? Reste. J’aurais tes ors de Cellini, Tes chers doigts constellés de leurs bagues fantasques.
Comme Mozart est triste au piano voisin ! .................... Le Five o’clock expire en mol ut crescendo. — Ah ! qu’as-tu ? Tes chers cils s’amalgament de perles. — C’est que je vois mourir le jeune espoir des merles Sur l’immobilité glaciale des jets d’eau.
..... sol, la, si, do.
— Gretchen, verse le thé aux tasses de Yeddo.