French poem
Ii
Sous les vitres du hall nitreux que le froid fore Et vrille et que de mats brouillards baignent de vair, Un soir, en tout à coup de gel, s'ouvre l'hiver, Dans le foyer, fourbi de naphte et de phosphore
Qui brûle: et le charbon pointu se mousse d'or Et le posthume été dans l'or se réitère; Il émeraude un bol, il enturquoise un verre Et multiplie en chatons d'or son âme encor.
Par à travers ce feu qui le détruit, sa joie Est de faire des fleurs parmi les lustres, vivre! Et d'allumer sa mort comme une fête. Au loin,
Lorsque tonne l'automne et que le vent disjoint On serre en noeud ses poings et que gratte le givre... O cette mort que l'on torture et qui flamboie!
(1888)