Versos French Ephrem Chouinard Anne

French poem

Anne

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(1702-1714)

Anne elle était soeur de Marie, Et sur la trône fut douze ans. Elle était douce et bien jolie, Mais fanatique en même temps. Pour rendre son gloire immortelle Elle fit tout en sa pouvoir; Mais sa lustre la plus réelle Vint, je crois, comme l'on va voir. En effet, c'été sous ce reine Que vivé la fameux guerrier Mossieu Malbrouck, grand capitaine, D'oun appétit si carnassier. Malbrouck il fit le guerre en France Dont les soldats il écrasa; Et, pour vaincre, son diligence Bien rarement on surpassa. Bien! ce n'est pas tant sa couraige Qui lui valut sa grand renom, Mais de son gloire l'apanaige Il lui vint d'oun fameux chanson: «Mossieu Malbrouck s'en va-t-en guerre...» «Paige, quel nouvelle apportez?...» «Oh! mais... je l'ai vu mettre en terre...» «Par quatre biaux sous-officiers...» Et puis: «Madame à son tour monte «Bien plus haut qu'il peut pas monter...» Chanson que les Français, sans honte, Toujours ils ne font que chanter. Si tant que du grand capitaine Il ne reste plus aujourd'hui Que cet scandalouse refraine Qu'on a fait pour rire de lui. Well! well! quant au reine lui-même, S'il ne fut pas de les plus grands, Il eut l'avantaige suprême De se faire aimer tout la temps, Dirigeant toute son pouissance A rendre heureux tous ses soujets. Si tant qu'après la long distance De deux siècles, la peuple anglais Ne parle pas de «good queen Anne» Sans beaucoup grand le bouche ouvrir Pour aussitôt oun vrai boucane De compliments laisser sortir. Well, then! Anne fut oun monarque Dont on ne peut médire en rien; Car sous son oeil l'anglaise barque Il marcha tioujours... oh!... très bien.

Voir note à l'appendice.

Maison de Hanovre