French poem
Notre Rhin
by Eugène Rambert (1830–1886)
Le Rhin que vous chantez dans vos vers fratricides, Ce Rhin, fantôme impur, vieille divinité, Qui n’a jamais lavé son lit ensanglanté, Le Rhin des conquérants et des vautours avides, — Qu’il soit à vous, qu’il soit à vous !
Notre Rhin, libre enfant, frère jumeau du Rhône, Sur l’Alpe, en son berceau, n’a que des rêves d’or ; Il est fier, il est libre, il est jeune, il est fort ; Le sang n’a pas souillé les fleurs de sa couronne ; — Il reste à nous, toujours à nous !