French poem
Les Bretelles
by Franc-Nohain (1872–1934)
Elle m’a déclaré, sans autre préambule, Qu’avec des bretelles j’avais l’air très ridicule, Et qu’elle ne m’avait pas épousé, elle, Pour voir un monsieur en bretelles...
Sa mère, à qui rien de ce qui me touche n’est indifférent, Sa mère donc, à qui nous avons soumis le différend, A estimé dans sa sagesse qu’il conviendrait Qu’au moins je ne me rendisse point ridicule exprès.
A ces bretelles, que d’aucuns disent hygiéniques, A ces bretelles maintenant voilà suspendu Mon chancelant bonheur domestique:
Je songe que les temps sont révolus; Je songe que le temps n’est plus Où l’épouse ouvrageait d’une main attendrie Pour l’époux une paire de bretelles en tapisserie;
Et la belle-mère n’ouvrage rien non plus; Elle continue.