French poem
Aubade
by François Coppée (1842–1908)
L’aube est bien tardive à naître, Il a gelé cette nuit ; Et déjà sous ta fenêtre Mon fol amour m’a conduit.
Je tremble, mais moins encore Du froid que de ma langueur ; Le frisson du luth sonore Se communique à mon cœur.
Ému comme un petit page, J’attends le moment plus sûr Où j’entendrai le tapage De tes volets sur le mur ;
Et la minute me dure Où m’apparaîtra soudain, Dans son cadre de verdure, Ton sourire du matin.