Versos French François Coppée Novembre

French poem

Novembre

by (1842–1908)

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Captif de l’hiver dans ma chambre Et las de tant d’espoirs menteurs, Je vois, dans un ciel de novembre, Partir les derniers migrateurs.

Ils souffrent bien sous cette pluie ; Mais, au pays ensoleillé, Je songe qu’un rayon essuie Et réchauffe l’oiseau mouillé.

Mon âme est comme une fauvette Triste, sous un ciel pluvieux ; Le soleil dont sa joie est faite Est le regard de deux beaux yeux ;

Mais, loin d’eux elle est exilée ; Et, plus que ces oiseaux, martyr, Je ne puis prendre ma volée Et n’ai pas le droit de partir.