French poem
Épitaphe de mademoiselle de Conti, Marie de Bourbon
Tu vois, passant, la sepulture D’un chef-d’œuvre si precieux Qu’avoir mille rois pour ayeux Fut le moins de son avanture.
Ô quel affront à la nature Et quelle injustice des cieux, Qu’un moment ait fermé les yeux D’une si belle creature !
On doute pour quelle raison Les Destins, si hors de saison, De ce monde l’ont appellée :
Mais leur pretexte le plus beau, C’est que la terre estoit bruslée, S’ils n’eussent tué ce flambeau.
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