Versos French François Villon Ballade Iii. [P. 127]

French poem

Ballade Iii. [P. 127]

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Spélicans, Qui, en tous temps, Avancez dedans le pogois, Gourde piarde, Et sur la tarde, Desboursez les pauvres nyais, Et pour soustenir vostre pois, Les duppes sont privez de caire, Sans faire haire, Ne hault braiere, Mais plantez ils sont comme joncz, Pour les sires qui sont si longs.

Souvent aux arques, A leurs marques, Se laissent tous desbouser Pour ruer, Et enterver Pour leur contre que lors faisons. La fée aux Arques vous respond, Et rue deux coups, ou bien troys, Aux gallois. Deux, ou troys Mineront trestout aux frontz, Pour les sires qui sont si longs.

Et pour ce, benards, Coquillars, Rebecquez-vous de la montjoye, Qui desvoye Votre proye, Et vous fera de tout brouer; Par joncher Et enterver, Qui est aux pigeons bien cher: Pour rifler Et placquer Les angels de mal tous rondz, Pour les sires qui sont si longs.

ENVOI.

De paour des hurmes Et des grumes, Rassurez-vous en droguerie Et faerie, Et ne soyez plus sur les joncz, Pour les sires qui sont si longs.

BALLADE IV.

Saupicquetz frouans des gours arques, Pour deshouser, beau sire dieux, Allez ailleurs planter vos marques! Benards, vous estes rouges gueux. Berard s'en va chez les joncheux Et babigne qu'il a plongis. Mes frères, soiez embrayeux Et gardez les coffres massis.

Se gruppez estes, des grappes De ces angels si graveliffes; Incontinent, manteaulx et cappes, Pour l'emboue ferez eclipses; De vos sarges serez besifles, Tout debout et non pas assis. Pour ce, gardez d'estre griffes Dedens ces gros coffres massis.

Nyais qui seront attrapez, Bientost s'en brouent au Halle, Plus ne vault que tost ne happez La baudrouse de quatre talle. Des tires fait la hairenalle, Quand le gosser est assiegis, Et si hurcque la pirenalle, Au saillir des coffres massis.

ENVOI.

Prince des gayeulx, à leurs marques, Que voz contres ne soient griffis. Pour doubte de frouer aux arques, Gardez-vous des coffres massis.

BALLADE V.

Joncheurs, jonchans en joncherie, Rebignez bien où joncherez; Qu'Ostac n'embroue vostre arrerie, Où acollez sont vos ainsnez. Poussez de la quille et brouez, Car tost seriez roupieux. Eschet qu'acollez ne soyez. Par la poe du marieux.

Bendez-vous contre la faerie, Quanques vous aurez desbousez, N'estant à juc la riflerie Des angelz et leurs assosez. Berard, se povez, renversez, Si greffir laissez voz carieux; La dure bientost renversez, Pour la poe du marieux.

Entervez à la floterie, Chantez-leur trois, sans point songer. Qu'en artes ne soyez en surie, Blanchir vos cuirs et essurger. Bignez la mathe, sans targer; Que vos ans ne soyent ruppieux! Plantez ailleurs contre assiéger, Pour la poe du marieux.

ENVOI.

Prince Benard en Esterie, Querez coupans pour Lamboureux Et autour de vos ys tuerie, Pour la poe du marieux.