French poem
106 (Tu te radoucis sur-le-champ…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Tu te radoucis sur-le-champ, (Hein ! tout de même, comme on change !) Et tu me dis, d’une voix d’ange : « Allons, ne soyez pas méchant. »
Le feuillage vibrait du chant Mélodieux d’une mésange ; Et nous avions un air étrange ; Et je pensais : « Que c’est touchant ! »
Car une éternelle ironie Tout au fond de moi s’ingénie ; Et je suis comme un vieux gamin
Qui devant tout poncif recule. Or, tu mis sur mon bras ta main ; Et je te trouvai ridicule.