French poem
Pseudo-sonnet-moratorium
Bonjour, monsieur ! Sachez que, ce trimestre-ci, je compte négliger de vous payer mon terme : le moratorium l’exige ainsi. Que si vous rouspétez, mon Dieu ! je répondrai : « La ferme ! »
À ce coup, n’allez pas émouvoir les huissiers mais notez, s’il vous plaît, que dans votre bicoque, les vents coulis bravant l’anthracite et le coke, il ne messiérait point que vous réparassiez.
Vous payer ? il y faut pécune dont je manque, à défaut de toucher mes coupons à la banque : « De plus beaux jours luiront », vaticinait Schaunard !
En attendant, mon cher, ce qui surtout importe c’est que vous ne pouvez me flanquer à la porte. Pour acompte agréez ce sonnet goguenard.