Versos French Georges Rodenbach Au piano

French poem

Au piano

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Hier un parallèle en moi s’insinuait Tandis qu’au piano — sous l’éclat des bougies Lustrant ses cheveux bruns et ses tempes rougies — Elle jouait un Lied après un Menuet.

Ce clavier, me disais-je, est inerte et muet, Mais les accords joyeux, les molles élégies Murmurent au contact de ses mains élargies Comme si tout un chœur d’oiseaux y remuait.

Or ce clavier sonore est pareil à notre âme : Comme lui blanche et noire , elle a toute la gamme Des chantantes vertus et des vices grondants ;

Il lui suffit aussi pour qu’elle vibre et pleure Et donne tout l’amour qu’elle cache au dedans, Il suffit que la main d’une femme l’effleure !