Versos French Georges Rodenbach Les Femmes tristes

French poem

Les Femmes tristes

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Les fronts blancs, les fronts doux, les fronts mélancoliques Des femmes dont les yeux étoilent la pâleur Font tant sympathiser mon âme avec la leur, Que j’y mettrais ma lèvre ainsi qu’à des reliques.

Je voudrais dans mon être amasser la chaleur Et les parfums d’encens des vieilles basiliques Pour faire refleurir l’amour des bucoliques Et faire évaporer en elles la douleur.

Oh ! les femmes qui sont tristes ! Je les préfère Et mon cœur se dilate à la tiède atmosphère Des pleurs discrets auxquels je trouve un charme amer ;

Car mon amour ressemble aux lueurs qui s’étirent Dans la phosphorescence étrange de la mer : Mon amour est un feu que les larmes attirent.