French poem
Épilogue
by Henri Cantel (1825–1870)
Le corps est un vaste poëme, Aussi profond que l’âme même ; On le devine, dès qu’on aime !
L’artiste, savant en amour, Sait en éclairer tour à tour Et les couleurs et le contour.
Vénus vaut l’austère Minerve. Sagesse, abreuvoir des vaincus, Ne mets jamais d’eau dans ma verve : Les baisers sont fils de Bacchus.
Mon œuvre d’art, qu’on la pardonne ! Je la cueillis dans bien des yeux, Sous le jupon blanc qui frissonne, Et dans des lits chauds et soyeux.