French poem
À M. d’Armilly
by Racan
Ne t’étonne, Damer, de voir la conscience, L’honneur qu’on doit aux loix, la foy ni la raison, Non plus que des habits qui sont hors de saison, N’estre point approuvés parmi la bien séance.
Ne t’étonne de voir mépriser la science, L’impiété par tout épandre son poison, Et l’État, dépité contre sa guerison, Courir à sa ruine avec impatience.
Ne t’étonne de voir le vice revestu Des mesmes ornements qui parent la vertu, La richesse sans choix injustement éparse.
Si le monde fut pris des plus judicieux Pour une comédie au temps de nos ayeux, Peut-estre qu’à present l’on veut joüer la farce.
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