Versos French Isaac de Benserade Jeune Divinité

French poem

Jeune Divinité

by (1613–1691)

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Jeune divinité, dont la grâce immortelle, Comme vôtre dédain, va toûjours augmentant ; Vous déplais-je si fort, me haïssez-vous tant, Qu’il faille être à vos coups une butte éternelle ?

Je n’avois pas senti cette rigueur nouvelle Dont vous vous avisez en me persécutant, Et qui vous fait donner le titre d’inconstant À qui depuis deux ans vous est toujours fidèle.

Moy, n’avoir plus pour vous le même sentiment Que l’amour m’inspira si glorieusement, Et vous quitter ainsi pour en aimer une autre !

Changez d’opinion, Philis, et songez bien Qu’il n’est point de beauté qui soit comme la vôtre, Et qu’il n’est point de cœur qui soit comme le mien.