French poem
« Ceus que l’on tient au camp les moins avantureus »
by Jean-Baptiste Chassignet (1571–1635)
Ceus que l'on tient au camp les moins avanteureus Pallissans de terreur au cliquetis des armes Souventefois bouillans au milieu des allarmes, Sont estimez de tous les plus chevaleureus:
Mais ceus qui desguisans leurs courages peureus D'un parler arrogant, presomptueus gendarmes Tranchent du Rodomont, aus plus chaudes vacarmes De tous leurs compagnons sont les moins valeureus
Tel pallist au seul nom de la mort redoutable Qui la souffre sans peur, & tel feint au semblable De ne la craindre point, qui l'aborre & la fuit
Que nul doncque par trop s'orgueillisse ou s'abaisse Courageus ou couart de sa force ou foiblesse JESUS ou il luy play edifie & destruit.
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