French poem
« Dieu à tant estimé nostre race mortelle »
by Jean-Baptiste Chassignet (1571–1635)
DIEU à tant estimé nostre race mortelle Que luy mesme il nous à son propre fils donné, Afin que celuy seul ne fust point condamné Qui dresseroit en luy sa croyance fidelle :
Le Sauveur à sa vois tous les peuples appelle Et les mons l'entendront, quiconque aura cliné L'oreille à ses propos sera predestiné De jouir bien-heureus de la vie eternelle.
Si le Pere le veut rescuscitter il peut Les mors ensevelis, & si le Filz le veut Les mors il rescuscite & puis les vivifie.
Donc afin que la mors par ta benignité Sur moy ton serviteur n'ait plus d'autorité Fais que croyant en toy en toy seul je meffie.
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