French poem
« Souvent nous espreuvons que le medicament »
by Jean-Baptiste Chassignet (1571–1635)
Souvent nous espreuvons que le medicament Trop leger pour le mal, plustost en nous augmente Qu'il ne boute dehors la froide humeur peccante, Troublant du cors esmeu le bon temperament :
Ainsi nous recevons du sage enseignement Des hommes mieus appris plus de perte nuisante, Que non pas de proffit, tant nostre ame dolente Redoute de Cloton le froid embrassement.
Il faut, pour bien mourir, sois-mesme se connoistre, Trespasser en soy-mesme, en soy-mesme renaistre, Exercant en travaus nos cors encoüardis
Autrement s'en est fait, l'attente en est frivole De penser estre tel seulement par parole, Des hommes plus couars, les propos sont hardis.
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