French poem
Nada
by Jean Lahor (1840–1909)
Un mort s’est redressé pour revoir la lumière; Il tend son long dos maigre et soulève la pierre, Qui trop lourde à nouveau va retomber sur lui; Sans doute un peu de jour en sa fosse aura lui, Troublant et réveillant sa prunelle hagarde; Un autre mort est là, sans l’aider, qui regarde, Et ricane, accroupi devant le trou béant, — Celui-là résigné sans doute à son néant.