Versos French Jean Lorrain Acrobate

French poem

Acrobate

by (1855–1906)

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Le Cirque un samedi, Le Cirque un samedi,De gradins en gradins Penchés, le cou tendu, pour voir la corde raide, Où se cambre en jonglant le danseur Ganymède, Au maillot blanc brodé de lys incarnadins, Impures et gommeux, foule embaumée et laide, Font la haie, et fixant tendresses et mondains De son œil d’acrobate empli de froids dédains, Gany, canaille et calme, interrompt l’intermède.

Il promène insolent son regard clair et pâle De la rousse Épinglée au suave Aminci. De laquelle et duquel hélas n’est il ici L’amant ou le rival heureux ? L’amant ou le rival heureux ?En raccourci Il présente au public un torse large et mâle Et les joyeux hurras font rage dans la salle.