French poem
Saut d’obstacles
by Jean Lorrain (1855–1906)
Le marquis est navré : c’est une fausse couche.
Coiffée en jeune gars et svelte en long peignoir, La petite marquise au fond de son boudoir Reçoit ses visiteurs, le sourire à la bouche.
« Allons, ne pleurez pas… Est-ce que ça me touche ? Dit-elle, toute drôle, au duc de Bonvouloir, Qui, datant du roi Louis, croit être au désespoir, « Pour un enfant lavé, vous voilà bien farouche !
« Il m’embêtait assez ce môme à mettre au jour, « Puis les enfants, cher duc, c’est la mort de l’amour. « Enfanter et nourrir, c’est écœurant, parole.
« Eut-on jamais l’idée à vingt ans d’accoucher ? « Aussi j’ai travaillé rageusement, en folle « Cheval et sauts d’obstacle… et je l’ai … décroché.