French poem
07
by Jean Moréas
Ô mon esprit en feu, que vous me décevez ! Comment de pauvres yeux sauraient-ils vous atteindre ? J’ai vu ces sables blancs et ces rochers crevés, Retraite désirée : ils ne sont point à peindre.
Mais qu’il se trouve ailleurs un ciel aérien Où des caps sourcilleux lèvent un front superbe, Quoi ! mon esprit, pour vous le plus rare n’est rien : C’est la même beauté que vous mangez en herbe.