French poem
29
by Jean Moréas
Avril sourit, déjà plus douces me retiennent Les rudes mailles du destin, Et de riants pensers à présent me reviennent Comme les feuilles au jardin.
Eh quoi ! Ce peu de miel dans la dernière goutte Me serait-il enfin permis, Ô sombre vie ? Hélas ! si c’est la peine toute, Sommes-nous pas de vieux amis ?