French poem
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by Jean Moréas
Palinure au grand cœur, le pilote d’Énée, Qui, prudent, d’un fort bras Guidait le gouvernail, subit la destinée Que l’on n’évite pas.
Instrument de la haine, un repos exécrable Lui vint tromper les yeux, Et, déjà près du port, il périt, misérable, Dans les flots tortueux.
Et moi, lorsque le Pinde et les neuf sœurs ensemble Ont mes vœux couronnés, Lorsque je touche au ciel, faut-il que je ressemble Aux plus abandonnés !