French poem
Nouvelle Édition
by Jean Moréas
Syrtis inhospita.
Ovide.
Incerta Syrtis.
Sénèque.
Le péché me surmonte, et ma peine est si grande Lors que mal-gré moy-mesme il triomphe de moy...
Ogier de Gombaud.
PARIS LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR 19, QUAI SAINT-MICHEL,
1892 Tous droits réservés.
L’auteur a peu d’amitié aujourd’hui, non seulement pour cet essai de sa jeunesse, mais même pour un autre de ses ouvrages, plus accompli: Les Cantilènes. Il dira donc qu’il consent à laisser réimprimer Les Syrtes, uniquement pour ce que ces vers marquèrent à leur apparition la première hardiesse d’une École poétique éphémère, mais qui fut alors légitime et qui s’éteint, ayant préparé, par quelques-unes de ses qualités et par beaucoup de ses défauts, ce renoûment de la tradition classique qui est le but de l’Ecole Romane.
Paris, mai 1892.