French poem
Ii
by John Keats
Parmi les silencieuses fleurs, aux fraîches racines, aux taches parfumées Bleu, blanc d'argent, aux boutons pourpres de Tyr,
Elles reposent, la respiration calme, sur le jeune gazon; Leurs bras et leurs ailes s'enlacent; Leurs lèvres ne se touchaient pas, mais ne s'étaient jamais dit adieu, Comme si, disjointes par la caressante main du sommeil, Elles étaient prêtes encore à dépasser le nombre des baisers échangés Lorsque tendrement l'amour ouvre les yeux du matin: L'enfant ailé je le reconnus. Mais qui étais-tu, o heureuse, heureuse colombe? Sa Psyché! elle-même!