French poem
Iii
by John Keats
Ah! heureux, heureux rameaux! qui ne pouvez perdre Vos feuillages, ni jamais dire au printemps adieu; Et toi, heureux mélodiste, jamais lassé,
Modulant à jamais des chants qui ne vieillissent jamais; Plus heureux amour, plus heureux, heureux amour! Que l'on peut goûter sans cesse, à jamais chaud, A jamais haletant, à jamais jeune; Soupirant bien au-dessus de toute passion humaine, Qui laisse le cœur repu et plein d'amertume, Le front brûlant et la langue desséchée.