French poem
Ix
by John Keats
«Amour! tu me délivres de l'hiver glacial, Jeune fille! tu me mènes vers la chaleur de l'été, Il me faut donc goûter la floraison qui s'épanouit Dans la chaude maturité de ce gracieux matin.» Il dit, et ses lèvres timides tout à l'heure, s'enhardirent, Un baiser chanta poétiquement, humide de rosée: Une grande béatitude, une extase s'éleva en eux, Telle une fleur de volupté sous la caresse de Juin.