French poem
L’Adieu
by Jules Verne (1828–1905)
Lorsqu’Adam fut chassé de l’Éden enchanteur, Il s’arrêta devant son entrée interdite, Puis il maudit son sort, sa faiblesse séduite : Ce qu’il voyait alors pressentait le malheur.
En promenant au loin sa misère et sa fuite, Il apprit à porter son fardeau de douleur ! Il soupire un instant, puis il vit et s’agite : Le mouvement pour lui devient consolateur !…
Vous, dont je n’aurai plus ni l’amour, ni les charmes, Tel serai-je ! avec vous, je n’avais que des larmes, Pour ce que je connus, je n’avais que soupirs !
Sans doute, en mon ciel, je me ferai plus sage ; De la tentation je fuirai le naufrage !… Pourtant je ne puis voir mon Éden sans désirs !