French poem
Le Pouvoir maintenant regrette
by Jules Verne (1828–1905)
Le pouvoir maintenant regrette Que Praslin sans être jugé Soit mort ; car il se faisait fête D’un procès longtemps allongé. Dans ce moment où l’on accuse, Il eût détourné les esprits, Et servi par sa bonne ruse, Eût obtenu quelques répits. Par là prévenant l’estocade, Qu’on se prépare à lui porter ! En cela c’était Alcibiade, Qu’il semblait vouloir imiter ; Paris, la France, sa banlieue, Tournant l’œil d’un autre côté, C’eût été la fameuse queue De ce chien de l’antiquité !