French poem
A Marier
by Laurent Tailhade (1854–1919)
Est-ce une cangue, est-ce un carcan Qui lui tient le col de la sorte? Est-ce une peau de bête morte, Son collet de vague astrakan?
Elle parut au monde quand Monsieur Chevreul sortait de page Et l'haleine qu'elle propage Mettrait en fuite le grand khan.
Pour le magyare et le cacique, Elle teignit sa hure ainsi que L'or grisonnant de ses cheveux.
Tels les maquignons, dans les foires, A force de vésicatoires, Maquillent un bidet morveux.