French poem
Impromptu
by Louis Fréchette (1839–1908)
Des vastes forêts la splendeur m’enchante ; J’aime à contempler les sommets al tiers. Rien ne vaut pourtant la grâce touchante De la fleur qui luit au bord dus sentiers.
O caps entassés dont l’orgueil se mire Dans les flots profonds du noir Sagnenay ! Falaises à pic que la foule admire ! Rocher que la foudre a découronné !
Promontoires nus dont la cime touche Aux derniers confins de l’immensité, Mon front qu’a couvert votre ombre farouche S’incline devant votre majesté.
Mais, ô pics géants que le ciel décore, Monts qui défiez le regard humain, A tout votre éclat je préfère encore La douce amitié qui me tend la main !
Chicoutimi, 1er juillet 1875.