French poem
À Rouen, rue Ancrière
by Marceline Desbordes-Valmore
Je n’ai vu qu’un regard de cette belle morte À travers le volet qui touche à votre porte, Ma sœur ! Et sur la vitre où passa ce regard, Ce fut l’adieu d’un ange obtenu par hasard.
Et dans la rue encore on dirait, quand je passe, Que l’adieu reparaît à la claire surface.
Mais il est un miroir empreint plus tristement De l’image fuyante et visible un moment : Ce miroir, c’est mon âme où, portrait plein de larmes, Revit la belle morte avec ses jeunes charmes.