French poem
Lune au parc
by Marie Krysinska (1857–1908)
Le brillant visage de Diane Du milieu des voiles nébuleux se dégage Baigneuse abandonnée sur l’onde diaphane De la nuit, mollement elle nage.
Et du reflet de cette face blanche Tout s’est illuminé dans le Parc sommeillant, Les allées, les arbres, les feuilles et les branches Ont l’air pétrifiés par un rêve obsédant.
Les fleurs surgies au-dessus des parterres Sont de petites mortes d’amour, Le fond mystérieux des noirs fourrés s’éclaire D’un équivoque et fantastique jour.
Des silhouettes de folie Se gravent sur le saphir du ciel, Un massif de marronniers a l’aspect cruel D’une panoplie.
C’est le règne de l’Embûche et du Leurre, De la Fallace et de la Fraude, Des visions d’Espoir semblent rôder dans l’heure Et c’est seulement notre Tristesse qui rôde.