French poem
(S. Ii.)
MÉDARD (Ris de Saint), 59.--Ris forcé. On appelait mal Saint-Médard le mal de dents, &, suivant d’autres, l’emprisonnement. Un proverbe du XVIIe siècle dit:
Ris qui est de Saint Médart, Le cœur n’y prent pas grant part.
(Voir LE ROUX DE LINCY, Livre des Proverbes.)
MENESTRE, 82.--Soupe, de l’italien minestra.
MERCERIE, 126.--Marchandise.
Chacun vante sa mercerie.
(BAÏF, Mimes, III.)
Mercier, le marchand par excellence. Voir, pour la justification de ce sens, le Dictionnaire de Trevoux (1732) & le Guide des Corps des Marchands, Paris, 1766, in-12, p. 358. Le corps des merciers est le plus nombreux & le plus puissant des six corps des marchands, lit-on dans le premier des ouvrages cités plus haut. Voir aussi les Variétés hist. & litt. de M. Ed. Fournier.
MICHEL (Ceux de Saint-), 35.--Pèlerins que l’on appelait Michelets, du nom de leur patron.
Poissons que nous appelons sourdons, desquels les Michelets en enrichissent leurs bonnets ou chappeaux en venant de Saint-Michel.
(B. PALISSY, éd. Cap., p. 365.)
MINUTER, 61, 76.--Projeter.
Minutant me sauuer de cette tyrannie.