Versos French Maurice Amoreau La Mort du page

French poem

La Mort du page

by (1888–1901)

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Affrontant d’un cœur fier la bataille mortelle, Le beau page est tombé sous les bois jaunissants ; Maintenant, au château, dans le grand lit, son sang Fait une étoile rouge aux blancheurs des dentelles.

L’ombre ternit l’azur éteint de ses prunelles. Dans un dernier sourire au soleil qui descend, Il ferme ses grands yeux au regard caressant Et demeure immobile, ayant joint ses mains frêles.

C’est ainsi que mourut, quand il avait quinze ans, Le petit page blond, Alain de Champoyselles, Et ceux qui le veillaient pleurèrent en pensant

Aux anges qu’on voit luire aux vitraux des chapelles, Et qui dorment parmi les parfums de l’encens, Couchés dans la splendeur sans tache de leurs ailes.