French poem
Élégie
by Maurice Bouchor (1855–1929)
Les gouttes de mon sang, dans l’herbe où tu chemines, Feront germer des fleurs roses et purpurines ; Et les pleurs que mes yeux versent comme il te plaît Feront croître des fleurs plus blanches que le lait.
Si bien que mes douleurs embelliront la terre ; Ce que je souffrirai sera pour te mieux plaire, Et mes plaintes d’amour et mes tristes aveux Feront plus doucement voltiger tes cheveux.