French poem
Tes yeux
by Maurice Bouchor (1855–1929)
Tes yeux sont deux saphirs verts Ou deux émeraudes bleues Qui rejettent à cent lieues Les louanges de mes vers.
C’est la mer phosphorescente, Car on y voit luire encor Plus d’une étincelle d’or À nos yeux éblouissante.
Et moi, songeur devant eux Et cherchant à les comprendre, Jamais je ne pourrais rendre Le mystère de tes yeux ;
Car leur cruelle ironie Qui brille et sourit sans fin Se mêle au charme divin D’une tendresse infinie.