French poem
L’Enfant embourbé
Il marche. — Le soir vient sournois Dans la grande plaine de vase Dont les hôtes, en tapinois, Se décroupissent de l’extase.
Et, tous ces mystères de voix Confondent leurs horribles phrases. Sanglant, le soleil se rembrase, Puis meurt. Il fait un noir de poix.
Et, dans ces trous que son pied rase, L’enfant se perd, hurlant d’effroi : Car il sent — mou, plat, grouillant, froid — Monter vers lui ce qu’il écrase Dans la grande plaine de vase.