French poem
La Chanson de l’amant
Je t’ensevelis pour jamais, Idole si mièvre et si fausse : Dans l’oubli j’ai creusé la fosse Oblongue et froide où je te mets.
Ne crois pas que sur mes sommets Jusqu’à moi ton spectre se hausse ! Je t’ensevelis pour jamais, Idole si mièvre et si fausse.
Je suis tout seul au monde, mais Contre moi-même je m’adosse, Et l’ascétisme que j’endosse Me revêtira désormais : Je t’ensevelis pour jamais.