French poem
La Vipère
Pauvre serpent, montre ta tête Aplatie et triangulaire. Par ce soleil caniculaire Dors en paix, formidable bête !
Tu siffles comme une tempête, Mais j’ai pitié de ta colère. Pauvre serpent, montre ta tête Aplatie et triangulaire !
C’est bien doux qu’ici je m’arrête : Sans te bénir, je te tolère, Car aujourd’hui l’amour m’éclaire, Et j’en ai l’âme toute en fête. Pauvre serpent ! montre ta tête !