French poem
Le Spectre
Devant ma porte, chaque soir, C’est l’Effroi ! sans que je l’évite. Je frissonne dès le couloir, Et j’ai beau raisonner, vouloir, Mon cœur bat plus fort et plus vite.
La clef tourne, il me va falloir Entrer ! je recule, j’hésite À franchir le bâillement noir De ma porte. Or, je finis par concevoir Pourquoi je redoute mon gîte : Dans le tourbillon qui m’agite J’en viens à ne plus me Savoir ! C’est donc Moi que j’ai peur de voir Derrière ma porte.